MESSE BUISSONNIERE
MESSE BUISSONNIERE 1834
Que hier, vers les dix heures du matin pendant que son mari était à la messe, étant à sa maison et ayant à nourrir le gosse, dit Jean, le sieur François HUBERTY, fils de Marie Jeanne HUBERTY, de Burnontiche, porcher en cette commune, qui, après mon invitation, n’ pas voulu aller à la messe sous prétexte qu’il était malade, m’ayant fait naître de la méfiance, je l’ai fait sortir de la maison pendant que j’irais à la fontaine et l’ai invité à m’accompagner, ce qu’il a consenti. Chemin faisant, il m’a dit : je vais à la messe. Je suis retournée et en retournant, j’ai rencontré le dit François qui, au lieu d’avoir été du côté de l’église, revenait du côté de ma maison. Etant retournée en la maison, j’ai trouvé qu’on était entré dans la chambre par une fenêtre que l’on avait ouverte en brisant un carreau. J’ai trouvé que l’on avait ouvert un coffre dans la dite chambre et y prendre quatre pièces de cinq francs. Je me suis mise à la poursuite du dit François. L’ayant atteint, je lui ai dit qu’il était rentré à la chambre et ouvrir une fenêtre et pris dans mon coffre quatre pièces de cinq francs. Je l’ai invité de retourner avec moi, ce qu’il a fait. Chemin faisant, j’ai rencontré François LOUON, mon frère, qui l’a invité à lui rendre les dites pièces de cinq francs, à quoi il a consenti et les lui a remis sur la main en disant à la plaignante : « tu t’en souviendras de m’avoir accusé ». Antoine GABRIEL, mari de la plaignante, l’ayant invité à se rendre avec lui près de Monsieur le Bourgmestre qui était absent. Le garde-champêtre, se trouvant à la mairie, a interrogé le dit François HUBERTY qui lui a avoué avoir volé les dites pièces de cinq francs, mais qu’il les avait rendues. Le garde-champêtre l’a mis en arrestation et a été conduit à la gendarmerie pour être remis, avec le présent, à Monsieur le procureur du Roi. Xhrois po v’rinde chervice – n° 76 – 1979 – Textes
recueillis par A. MARECHAL
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